L'essentiel en 30 secondes
- Une douleur sous l'avant du pied, juste derrière les orteils, porte un nom médical : la métatarsalgie. Ce n'est pas une maladie, mais un symptôme aux causes très différentes.
- Les plus fréquentes : un durillon (de la peau épaisse), un névrome de Morton (un nerf irrité entre deux orteils), une articulation douloureuse ou une fracture de fatigue.
- Indice clé : un durillon se voit. Une décharge électrique ou des fourmillements vers les orteils font plutôt penser à un nerf.
- Dans tous les cas, les mêmes premiers gestes aident : chaussures larges à talon bas, semelle souple, coussinet, repos.
- Laissée de côté, elle peut s'aggraver, en entraîner une autre et faire moins marcher.
- Le NHS conseille de ne pas chercher la cause seul : consultez si rien ne s'améliore en 2 semaines, si le pied fourmille ou perd sa sensibilité, ou si vous êtes diabétique.
Douleur sous l'avant du pied : de quoi parle-t-on ?
L'avant du pied, c'est la zone qui touche le sol juste derrière les orteils. Sous la peau se trouvent les têtes des métatarsiens, les extrémités des cinq longs os du pied. À chaque pas, et surtout au moment de pousser pour avancer, ce sont elles qui portent le poids du corps.
Quand cette zone fait mal, les médecins parlent de métatarsalgie, littéralement « douleur des métatarsiens ». Selon le NHS (le service de santé britannique), elle s'installe en général progressivement. Elle est souvent plus forte debout, en marchant ou en courant. On la décrit comme une brûlure, une douleur sourde, une douleur qui lance, ou comme un caillou sous le pied.
Le Manuel MSD le rappelle : la métatarsalgie a de nombreuses causes, et un problème de l'avant-pied en entraîne souvent un autre au même endroit. C'est pour cela qu'il vaut mieux comprendre d'où vient la douleur avant de la traiter.
Les causes les plus fréquentes
D'après le NHS et le Manuel MSD, une douleur sous l'avant du pied vient le plus souvent de l'une de ces causes :
- Une peau dure : un durillon ou de la corne épaisse, parfois une verrue plantaire. Le NHS les cite parmi les causes de cette douleur.
- Un névrome de Morton : un nerf qui s'épaissit entre deux orteils, le plus souvent entre le 3e et le 4e.
- Une articulation douloureuse à la base d'un orteil : mauvais alignement, arthrose, ou maladie inflammatoire comme la polyarthrite rhumatoïde.
- Une fracture de fatigue d'un métatarsien, le plus souvent le 2e.
- La sésamoïdite : une douleur sous la base du gros orteil, là où se trouvent deux tout petits os.
- La maladie de Freiberg, plus rare : un os de l'avant-pied (le plus souvent le 2e) s'abîme faute d'être bien irrigué. Elle touche surtout les jeunes filles à la puberté.
- L'amincissement du coussin de graisse sous l'avant du pied, qui vient naturellement avec l'âge. Le pied amortit moins bien, et la peau réagit parfois en fabriquant de la corne.
Ce qui favorise la douleur
Le NHS cite les mêmes facteurs pour la métatarsalgie et le névrome de Morton : les chaussures serrées, pointues ou à talons hauts, la course et les sports à impact, et certaines formes de pied (pied plat, pied creux, oignon, orteils en marteau).
L'effet des talons a été mesuré. Dans une étude néerlandaise, 10 femmes ont marché avec des talons de 6 cm environ, puis de 2 cm. Avec les talons hauts, la pression maximale sous le centre de l'avant-pied a augmenté de 30 %. L'étude est petite, mais elle va dans le sens de tous les conseils officiels.

Durillon, Morton ou fracture : les indices
Ce tableau vous aide à vous orienter, pas à poser un diagnostic. Plusieurs causes peuvent aussi exister en même temps.
| Durillon | Névrome de Morton | Fracture de fatigue | Articulation | |
|---|---|---|---|---|
| Ce qu'on voit | Une plaque de peau épaisse, dure, jaunâtre | Rien de visible | Parfois un gonflement | Parfois un gonflement, une peau chaude |
| Le type de douleur | Un caillou, une brûlure quand on marche dessus | Décharge électrique, brûlure, fourmillements vers les orteils | Douleur à l'effort, qui revient de plus en plus tôt | Douleur à la marche, raideur |
| Où ? | Sous l'avant du pied, sur la zone d'appui | Entre deux orteils, souvent le 3e et le 4e | Sur un os, souvent celui du 2e orteil | À la base d'un orteil |
| Ce qui soulage | Retirer la corne en douceur, réduire la pression | Enlever sa chaussure, bouger les orteils | Le repos complet du pied | Semelles, chaussures adaptées |
| À la maison ? | Oui, avec douceur | Premiers gestes seulement, puis avis médical | Non : consultez | Premiers gestes, puis avis médical |
Le seul cas que l'on peut traiter soi-même, c'est la peau épaisse, à condition qu'elle soit plate, sans points noirs et sans douleur vive. Si la douleur ne ressemble pas à un durillon, ou s'il n'y a rien à voir sur la peau, poncer ne servira à rien.
Corne, durillon, cor, œil-de-perdrix ou verrue : le guide pour savoir ce que vous avez au pied.
Un petit cor entre deux orteils ? C'est un œil-de-perdrix : comment le soulager.
Le névrome de Morton en détail
On l'appelle aussi maladie de Morton, syndrome de Morton ou névrome interdigital : c'est la même chose. Le nerf qui passe entre deux os de l'avant-pied est comprimé à chaque pas. Avec le temps, le tissu autour de lui s'épaissit. Malgré son nom, ce n'est pas une tumeur : le Manuel MSD précise que ces névromes ne sont pas de nature cancéreuse.
À ne pas confondre avec le « pied de Morton ». Ce nom désigne tout autre chose : un deuxième orteil plus long que le gros orteil, aussi appelé pied grec. C'est une simple forme de pied, pas une maladie, et elle est fréquente : environ 4 personnes sur 10 selon une revue d'études de 2026. Elle peut gêner quand l'orteil bute au bout de la chaussure : choisissez des chaussures où il ne cogne pas, conseillent un chirurgien orthopédiste et un pédicure-podologue interrogés par Allodocteurs.
Qui est touché ?
Surtout les femmes adultes, environ 4 fois plus que les hommes selon La Revue du Praticien. Au Royaume-Uni, les médecins généralistes l'observent chez environ 88 femmes sur 100 000, contre 50 hommes sur 100 000. Il touche le plus souvent un seul pied, et le plus souvent l'espace entre le 3e et le 4e orteil.
Les signes typiques
- Une douleur qui brûle, lance ou pique entre deux orteils, parfois comme une décharge électrique.
- L'impression d'avoir un caillou ou une bille sous l'avant du pied.
- Des fourmillements ou un engourdissement des orteils.
- Une douleur plus forte dans des chaussures serrées ou à talons, qui se calme quand on les retire.
Une pédicure-podologue de l'Union française pour la santé du pied, interrogée par Allodocteurs, décrit une douleur imprévisible : on peut marcher 15 à 20 minutes sans gêne, puis la crise arrive d'un coup, avec l'envie de bouger les orteils pour libérer le nerf. Le NHS précise que les symptômes ont tendance à s'aggraver avec le temps si rien ne change.
Comment le diagnostic est-il posé ?
Surtout par l'examen du pied. Le médecin ou le podologue appuie entre les orteils pour retrouver la douleur, et sent parfois un petit « clic ». Une échographie ou une IRM peuvent servir à écarter une autre cause.
L'imagerie seule ne suffit pas, car un nerf épaissi n'est pas toujours douloureux. Des chercheurs ont fait une échographie des pieds de 48 personnes qui n'avaient aucune douleur. Plus de la moitié avaient un nerf épaissi entre deux orteils. D'où l'importance de l'examen par un professionnel.
Névrome de Morton : les traitements et ce qu'en disent les études
On avance par étapes, du plus simple au plus lourd. Le Manuel MSD et le NHS décrivent tous deux cet ordre.
- Changer de chaussures : larges à l'avant, talon bas, semelle souple. C'est la première mesure, et la plus simple. Selon le Manuel MSD, un névrome pris tôt peut guérir avec des chaussures adaptées.
- Un coussinet ou des semelles, souvent conseillés par un pédicure-podologue après un bilan de la marche. Le but est de soulager l'appui juste derrière la zone douloureuse.
- Une infiltration de corticoïde, si la douleur persiste. Elle est faite par un médecin, de préférence guidée par échographie.
- D'autres techniques existent : injection d'alcool, radiofréquence, froid (cryothérapie).
- La chirurgie, en dernier recours, en ambulatoire.
Ce que montrent les études
Les recherches sur le névrome de Morton sont moins nombreuses qu'on pourrait le croire. Une revue Cochrane de 2024, la référence pour faire le point sur les études, n'a trouvé que 6 essais solides, avec 373 personnes au total. Sa conclusion : les bénéfices et les risques des traitements restent incertains.
- Les infiltrations : c'est le traitement le plus étudié. Dans un essai écossais mené auprès de 131 personnes, celles qui avaient reçu un corticoïde jugeaient leur pied en meilleure santé trois mois plus tard. Mais Cochrane estime les preuves faibles dans l'ensemble. Seul point plus net : l'infiltration semble plus efficace quand elle est guidée par échographie.
- Chaussures et semelles, ou infiltration ? Un essai turc a comparé les deux chez 82 personnes. Après un an, 82 % de celles qui avaient reçu une infiltration étaient soulagées, en tout ou en partie, contre 63 % avec les chaussures et semelles seules. L'écart n'était pas assez grand pour être certain.
- La kinésithérapie : un petit essai suggère que des mobilisations de l'avant-pied peuvent réduire la douleur. C'est encourageant, mais une seule étude ne suffit pas.
- Les injections d'alcool et le froid : de bons résultats sont rapportés, mais seulement dans des séries de patients sans groupe de comparaison. C'est trop peu pour conclure.
- La chirurgie : selon le Manuel MSD, retirer le nerf supprime souvent la douleur. Mais elle peut laisser un engourdissement définitif entre les orteils. Un nouveau névrome peut aussi se former à l'endroit opéré et demander une nouvelle intervention.
Ce qu'il faut en retenir : commencez par les chaussures et le coussinet, et parlez des autres options avec un professionnel. Aucun traitement ne marche pour tout le monde.
La fracture de fatigue, à ne pas manquer
Une fracture de fatigue, c'est une petite fissure dans un os, causée par des efforts répétés et pas par un choc. Le Manuel MSD l'appelle aussi « fracture de marche ». Elle touche surtout l'os du 2e orteil.
- Qui ? Les coureurs qui augmentent trop vite leur entraînement, les personnes peu entraînées qui marchent longtemps, et celles dont les os sont fragilisés par l'ostéoporose. Un pied très creux et des chaussures qui amortissent mal augmentent aussi le risque.
- Le signe typique : la douleur apparaît après l'effort et disparaît au repos. À l'effort suivant, elle revient plus tôt, et peut finir par empêcher de marcher.
- Le piège : la radiographie reste souvent normale pendant 2 à 3 semaines. Une IRM ou une scintigraphie permettent de la voir plus tôt.
- Le traitement : mettre le pied au repos, avec une chaussure ou une botte de maintien. La guérison peut prendre jusqu'à 12 semaines.
Si votre douleur ressemble à cela, ne continuez pas à forcer : consultez un médecin.
Les risques si on laisse faire
Une douleur sous l'avant du pied n'est presque jamais grave en soi. Mais l'ignorer pendant des mois n'est pas sans conséquences.
La douleur peut s'installer
Pour le névrome de Morton, le NHS précise que les symptômes ont souvent tendance à s'aggraver avec le temps. Le Manuel MSD décrit la suite possible : une brûlure qui devient permanente, jusqu'aux orteils, et la plupart des personnes touchées finissent par ne plus pouvoir porter de chaussures fermées. Pour une fracture de fatigue, continuer à forcer fait revenir la douleur de plus en plus tôt, jusqu'à empêcher de marcher.
Un problème en entraîne un autre
Le Manuel MSD le souligne : une affection qui fait mal à l'avant du pied en favorise souvent une autre au même endroit. Quand le coussin de graisse se déplace avec l'âge, par exemple, le pied amortit moins bien. Cela peut irriter un nerf (névrome de Morton), et la peau se défend en fabriquant des durillons. On change aussi sa façon de marcher pour éviter la zone, souvent sans s'en rendre compte.
On marche moins, et moins bien
Une étude australienne a comparé 312 personnes de plus de 60 ans, avec ou sans douleur au pied gênante. Celles qui avaient mal marchaient plus lentement, à plus petits pas, avec des orteils moins forts et un équilibre moins stable. Leur qualité de vie était aussi plus basse. Les auteurs estiment que ces changements peuvent augmenter le risque de chute. C'est un lien observé, pas une preuve de cause à effet.
Avec un diabète : la douleur est un signal précieux
Le diabète peut diminuer la sensibilité des pieds. Une zone qui appuie trop peut alors s'abîmer sans faire mal. Sous une callosité, le risque de plaie est nettement plus élevé, comme nous l'expliquons dans notre article sur le durillon. Le NHS est clair : diabète et douleur au pied, on consulte, sans attendre.
Les traitements ont aussi leurs risques
- Les infiltrations de corticoïde : la revue Cochrane rapporte une peau amincie ou décolorée, et un coussin de graisse aminci sous le pied, observés seulement chez les personnes qui avaient reçu le corticoïde.
- La chirurgie : engourdissement définitif possible entre les orteils, nouveau névrome à l'endroit opéré, cicatrice épaisse ou infection.
- Les soins faits soi-même : poncer ou couper une zone qui n'est pas un durillon ne soulage pas, et une lame peut provoquer une plaie, puis une infection.
C'est une raison de plus pour commencer par le plus simple : les chaussures.
Ce que vous pouvez faire dès maintenant
Quelle que soit la cause, le NHS conseille ces premiers gestes :
- Reposez votre pied et surélevez-le quand vous le pouvez.
- Du froid : une poche de glace enveloppée dans un linge, jusqu'à 20 minutes, toutes les 2 à 3 heures.
- Des chaussures larges, avec un talon bas et une semelle souple.
- Des semelles souples ou des coussinets pour l'avant du pied.
- Des étirements doux du pied et de la cheville.
- Si besoin, un antidouleur comme le paracétamol, ou l'ibuprofène en gel ou en comprimés : demandez conseil à votre pharmacien.
- Si vous êtes en surpoids, perdre du poids réduit la charge sur vos pieds.
Les chaussures ne sont pas un petit conseil de principe. Aux Pays-Bas, 205 personnes de plus de 50 ans qui avaient mal à l'avant du pied depuis plus de 3 mois ont été réparties au hasard en deux groupes. Le premier a reçu un simple dépliant de conseils pour bien choisir ses chaussures, le second des soins chez un podologue. Après un an, les deux groupes allaient mieux, et il n'y avait pas de différence entre eux. Les auteurs conseillent donc de commencer par les chaussures.
À l'inverse, évitez pour un temps le sport qui déclenche la douleur, les longues heures debout, et les talons hauts ou les chaussures étroites et pointues.
Les coussinets, ça marche vraiment ?
Ils réduisent la pression, c'est mesuré. Une équipe australienne a testé quatre modèles chez 37 personnes de 67 à 87 ans qui avaient mal sous l'avant du pied. Tous ont fait baisser la pression maximale, jusqu'à 19 % pour les meilleurs. La position du coussinet comptait plus que sa forme. Mais l'étude n'a pas mesuré la douleur elle-même. Si un coussinet ne vous soulage pas, un pédicure-podologue peut vous aider à le placer au bon endroit.
Et si c'est un durillon ?
Si vous voyez une plaque de peau épaisse sur la zone qui fait mal, c'est peut-être elle qui appuie. Retirer la corne en douceur et réduire la pression peuvent alors soulager. Tout est expliqué pas à pas dans notre article dédié.
Durillon sous le pied : comment l'enlever en douceur et éviter qu'il revienne.
Quand consulter ?
Le NHS conseille de ne pas chercher la cause seul. Consultez votre médecin ou un pédicure-podologue si :
- la douleur vous empêche de faire vos activités habituelles ;
- elle s'aggrave ou revient sans cesse ;
- rien ne s'améliore après 2 semaines de soins à la maison ;
- vous avez des fourmillements, une faiblesse ou une perte de sensibilité dans le pied ;
- vous êtes diabétique et vous avez mal au pied.
Consultez en urgence si la douleur est très forte ou vous empêche de marcher, si votre pied a changé de forme, si vous avez entendu un craquement au moment de la blessure, ou si le pied est chaud, gonflé et douloureux, surtout avec de la fièvre ou des frissons. Ce peuvent être les signes d'une fracture ou d'une infection.
Chez le pédicure-podologue
Le pédicure-podologue examine votre pied, regarde comment vous marchez et où vous prenez appui. Il peut fabriquer des semelles orthopédiques sur mesure. Prescrites par un médecin ou un pédicure-podologue, elles sont remboursées à hauteur d'une paire par an, à 60 % d'un tarif fixe : environ 17 € pour un adulte qui chausse au-dessus du 37. Votre mutuelle peut compléter.
Pédicure en institut ou chez le podologue : prix, remboursement et règles d'hygiène.
Questions fréquentes
Maladie de Morton, névrome de Morton, syndrome de Morton : est-ce la même chose ?
Oui. Ces trois noms désignent le même problème : un nerf qui s'épaissit entre deux os de l'avant du pied, le plus souvent entre le 3e et le 4e orteil. Les médecins parlent aussi de névrome interdigital.
Pied de Morton et maladie de Morton : est-ce la même chose ?
Non. La maladie de Morton est un nerf irrité entre deux orteils. Le pied de Morton, ou pied grec, est une forme de pied : le deuxième orteil est plus long que le gros orteil. Ce n'est pas une maladie, mais l'orteil peut buter dans des chaussures trop courtes ou pointues.
Le névrome de Morton est-il un cancer ?
Non. Malgré son nom, ce n'est pas une tumeur. Le Manuel MSD précise que ces névromes ne sont pas de nature cancéreuse : c'est un épaississement du tissu autour d'un nerf comprimé.
J'ai mal sous le pied près des orteils : qu'est-ce que c'est ?
Le plus souvent, un durillon, un névrome de Morton, une articulation douloureuse ou une fracture de fatigue. Si vous voyez une plaque de peau épaisse, c'est peut-être un durillon. S'il n'y a rien à voir, ou si la douleur fourmille vers les orteils, faites examiner votre pied.
Pourquoi ai-je mal sous le pied après une longue marche ?
L'avant du pied porte une grande partie du poids à chaque pas. Des chaussures fines ou serrées, un durillon ou un coussin de graisse aminci avec l'âge peuvent rendre la marche douloureuse. Si la douleur revient de plus en plus tôt à chaque sortie, pensez à une fracture de fatigue et consultez.
Comment soulager une douleur sous l'avant du pied ?
Le NHS conseille de reposer et surélever le pied, d'appliquer du froid enveloppé dans un linge jusqu'à 20 minutes toutes les 2 à 3 heures, de porter des chaussures larges à talon bas et semelle souple, et d'ajouter des semelles souples ou des coussinets. Consultez si rien ne s'améliore en 2 semaines.
Existe-t-il un remède naturel ou un régime contre le névrome de Morton ?
Nous n'avons trouvé aucune étude montrant qu'un aliment, un complément ou un remède naturel soigne un névrome de Morton. Les mesures qui ont été étudiées sont les chaussures adaptées, les coussinets et semelles, les infiltrations et, en dernier recours, la chirurgie.
Le kiné peut-il aider ?
Peut-être. Un petit essai suggère que des mobilisations de l'avant-pied peuvent réduire la douleur du névrome de Morton. Une seule étude ne suffit pas pour conclure, mais c'est une piste à évoquer avec votre médecin.
Faut-il se faire opérer d'un névrome de Morton ?
Seulement si les autres traitements n'ont pas suffi. Selon le Manuel MSD, l'opération supprime souvent la douleur, mais elle peut laisser un engourdissement définitif entre les orteils, et un nouveau névrome peut parfois se reformer. Parlez-en avec un chirurgien du pied.
Pour aller plus loin
Une douleur sous l'avant du pied mérite qu'on cherche sa cause. Si c'est la peau qui s'épaissit, un entretien doux et régulier suffit souvent. Si c'est un nerf, un os ou une articulation, c'est un professionnel de santé qui vous aidera. Notre guide vous aide à faire le tri entre corne, durillon, cor et verrue.
L'équipe Tendrélys
Cet article est informatif et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé. En cas de douleur qui persiste, de fourmillements ou de doute, consultez un médecin ou un pédicure-podologue.
Sources
- NHS (service de santé britannique) : Pain in the ball of the foot, revu le 5 novembre 2025, et Morton's neuroma, revu le 12 juin 2025.
- Connors J.C. : Douleur de l'avant-pied (métatarsalgie), Lésion des nerfs du pied, Douleur de l'articulation métatarsienne, Maladie de Freiberg et Sésamoïdite, Manuel MSD grand public, octobre 2025 ; Neurome interdigital, édition professionnelle, octobre 2025.
- Liebert P.L. : Fractures de fatigue du pied, Manuel MSD grand public, novembre 2025.
- Théry D., Muller G., Collart É. : Un caillou dans la chaussure, La Revue du Praticien, 30 décembre 2020.
- Allodocteurs : Comment soigner le névrome de Morton ?, 6 avril 2024 (avec Muriel Montenvert, pédicure-podologue, UFSP).
- Assurance maladie (ameli.fr) : Semelles orthopédiques : quelle prise en charge ?, 15 janvier 2026.
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- Allodocteurs : Pied grec : comment soulager les douleurs ?, mis à jour le 26 juin 2023 (avec le Dr Thomas Bauer, chirurgien orthopédiste, et Gabriel Hocquemiller, pédicure-podologue).
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